La disparition

19 mars 2018

Mon baptême de voltige aérienne

Mercredi, 15h. Une journée en apparence semblable à n'importe quelle autre. C'est le coeur battant que je pose le pied sur l'aérodrome de La Roche sur Yon. C'est que je suis venu pour une expérience originale: un baptême de voltige aérienne. Mon futur pilote, Philippe, vient à ma rencontre et m'accueille chaleureusement. Nous commençons le briefing, et Philippe m'expose les caractéristiques de l'engin et toutes les figures qu'on peut fair avec. L'ambiance est comme à la maison. Pourtant, je sens monter l'agitation à mesure que le moment tant attendu approche ! Ca y est, c'est le moment. J'enfile le parachute. J'espère ne pas en avoir besoin. Puis nous rejoignons l'appareil, un Stampe SV-4. Ce petit avion bi-place est, selon Philippe, à la fois léger, solide et docile. L'intérieur du cockpit est simple. L'appareil est de toute évidence conçu dans un seul but: proposer un maximum de sensations. Lorsque je me retrouve logé dans le cockpit, bien harnaché, j'ai un peu l'impression de n'être plus qu'une extension de l'appareil. Ce dernier commence par crachoter au démarrage puis rugit. Philippe vient de le faire démarrer. Même si j'ai mon casque, le boucan est considérable. Philippe vérifie que mon casque micro fonctionne, puis on s'envole pour une demi-heure de vol. L'appareil prend de la vitesse et nous quittons le plancher des vaches pour gagner la zone de voltige. Les premières minutes sont tranquilles. La vue est superbe. Mais Philippe me demande déjà si je suis prêt pour la phase acrobatique. Je réponds par l'affirmative. A peine le temps de répondre que ça commence déjà. Première figure. Je souffle un grand coup et me cramponne aux sangles, abasourdi. Je n'avais pas prévu des sensations aussi extrêmes. Mais ce n'est que le début. Loopings, décrochages, vrilles. Les acrobaties s'enchaînent sans discontinuer. Sans même y prêter attention, il m'arrive de lâcher quelques grossièretés entre deux tonneaux. Tant pis pour la vidéo. Ca secoue dans tous les sens. Tous mes repères se sont évaporés et le décor et les cieux tournent autour de l'appareil. Il n'y a plus de haut et plus de bas. Mon oreille interne n'arrive pas à suivre le rythme. La phase de voltige se termine aussi brusquement qu'elle a commencé, et j'ai l'impression d'être une chaussette sortant de la machine à laver. Tout m'a semblé incroyablement court, et pourtant je ressors de l'appareil en suant à grosses gouttes. Lors de certaines figures, nous subissions jusqu'à 5G: mon corps pesait alors cinq fois plus que d'habitude ! Je sais déjà que je vais bien dormir cette nuit ! Au final, une incroyable aventure, et beaucoup plus agitée que prévue. Même si le pilote adapte évidemment la force des acrobaties en fonction du ressenti, ça reste tout de même une expérience extrême. J'ai adoré, mais ne le recommanderais qu'aux personnes ayant le coeur bien accroché. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce voltige aérienne à Albon.

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09 mars 2018

Charte Erasmus

La charte Erasmus + pour l’EFP (Enseignement et Formation Professionnelle) a été conçue pour favoriser une très haute qualité des projets. Ce faisant, elle emporte un effet pervers : elle exclut de fait les nouveaux venus dans le programme et creuse le fossé dans l’accès au financement entre les « insiders » et les « outsiders » en raison du critère d’accès (trois projets antérieurs avec 80% d’utilisation des subventions). De plus, tandis que les consortiums sont une réponse pour intégrer de nouveaux établissements peu expérimentés (donc élargir l’accès au programme à de nouveaux publics), la charte EFP n’est pas adaptée puisque chaque établissement membre du consortium doit respecter la condition d’éligibilité de 3 projets antérieurs... : les consortiums chartés sont donc vitrifiés dans le système actuel et ne peuvent pas jouer le rôle d’intégration de nouveaux organismes. Pour cette raison, les chartes n’offrent pas d’attrait pour les porteurs de projets institutionnels qui souhaitent développer la mobilité internationale dans leurs politiques territoriale ou sectorielle. Il faut donc adopter une approche de la charte plus ouverte et plus souple : la condition d’antériorité dans le programme (et de consommation minimum des subventions) est à considérer seulement au niveau du coordonnateur. Les consortiums VET (Formation Professionnelle) doivent pouvoir intégrer de nouveaux établissements pour élargir l’accès à la mobilité européenne. Dans la mesure où ces conditions sont définies dans l’appel à propositions pour la charte publié par la Commission européenne, elles peuvent être rapidement amendées.

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26 janvier 2018

La discipline dans le web

Une culture de discipline »est une expression utilisée par Jim Collins (Good to Great) dans son étude des grandes entreprises. Toutes les grandes entreprises, celles qui surpassent de loin les autres, ont une culture de discipline. Cela ne signifie pas qu'ils passent leur temps à discipliner les gens. Lorsque vous avez une culture de discipline, vous avez rarement besoin de discipliner les gens. Une culture de discipline ne consiste pas à punir les gens, mais à contrôler. C'est sur le contrôle de soi. La pensée disciplinée mène à une action disciplinée. Toute la grandeur, que ce soit dans l'athlétisme, la musique, l'art, les affaires, le leadership, les arts et les sciences de la guérison, l'enseignement ou la vente, est le résultat de la discipline. Que nous parlions d'un individu ou d'une organisation, tout commence par la question: «Qui êtes-vous et quel est votre but? Votre but est à la croisée de ce qui vous passionne et de ce que vous êtes bon. Une fois que nous sommes clairs au sujet de notre but et du genre de personne et / ou d'organisation que nous sommes, alors nous devons discipliner notre pensée afin de l'accomplir. Les pensées et les comportements qui contribuent au but sont ensuite nourris et élargis. La plupart des gens et la plupart des organisations sont indisciplinés. Nous entretenons des pensées dans nos esprits qui contredisent notre objectif. Nous autorisons des comportements en nous-mêmes et d'autres qui devraient être inacceptables. Dans une culture de discipline, nous savons clairement qui nous sommes et où nous allons. Nous abordons honnêtement les contradictions, d'abord en nous-mêmes, puis dans les autres, et nous les résolvons. Il y a un an, j'ai écrit dans ce bulletin deux entreprises très différentes, une qui a une culture de discipline et une qui n'en a pas. Schulers Books and Music, une librairie locale et un café, est mon exemple d'une culture de la discipline. Dans l'un des magasins, je vois souvent le gérant sur le plancher. Chaque fois qu'un client l'approche, il laisse tomber tout et sert le client. Je reçois toujours un service joyeux et utile chaque fois que j'y vais. Un restaurant en chaîne que j'ai visité, appelé Steak and Shake, n'a pas de culture de discipline. Je suis entré pour obtenir un ordre de retrait et je n'ai pas pu être servi, ni même reconnu. J'ai écrit au siège social de Steak and Shake et j'ai reçu une réponse rapide. La différence entre ces deux entreprises est que chez Schulers, les gens pensent d'une certaine manière et agissent en accord avec ces idées clés. Ce sont des réflexions sur la valorisation des clients et l'offre d'un excellent service. Chez Steak and Shake, les gens sont seuls. Ils n'ont pas appris à penser, et donc à se comporter, en accord avec le but de l'organisation. Vous pouvez ou ne pas avoir de la chance et obtenir un bon service. Chez Schuler, ce n'est pas de la chance; c'est un grand service cohérent enraciné dans une culture de discipline. Dans cette culture, il y a un profond amour pour la lecture et pour la communauté qui se manifeste dans leur excellent service. J'ai travaillé avec une organisation où les hauts dirigeants aimaient leur travail et travaillaient très dur. Ils se considéraient comme disciplinés. Pourtant, ils étaient très indisciplinés. Les dirigeants de cette organisation sont allés chacun dans leur propre direction. Certains d'entre eux ont été notés pour être inaccessible et grincheux. D'autres ont évité tout conflit et ont dit "oui" à tout. Un autre était connu pour s'envoler du manche chaque fois qu'il se sentait menacé. Tous ces gestionnaires étaient des gens talentueux. La discipline consiste à pratiquer les pensées et les comportements en accord avec votre but et vos objectifs. Il s'agit de vous tenir responsable lorsque vous êtes incompatibles. Une grande partie du talent et du travail acharné de ces gestionnaires a été dissipée parce que la pensée et le comportement n'étaient pas en harmonie avec le but et les valeurs. Dans une culture de discipline, nous vivons en harmonie avec notre but et en accord avec nos valeurs, indépendamment de ce qui se passe dans le monde. Une culture de discipline est réactive à tout ce qui arrive. Une culture non disciplinée a des réactions instinctives à la fois de crise et d'opportunité. C'est parce que la motivation dans ces cultures non disciplinées est la peur. Dans une culture de discipline, vous êtes motivé par l'amour-amour pour votre but; amour pour ceux que tu sers; et l'amour pour vos valeurs. Vous vivez de l'intérieur. Cela vous rend plus stable, mais sensible à ce qui se passe autour de vous. Lorsque l'occasion se présente, vous ne vous en saisissez pas. Tu y penses. Vous demandez: "Cela correspond-il à mon / notre but? Est-ce quelque chose que je / nous sommes prêts à faire bien? Puis-je / nous être passionné (e) par cela?" Aussi, vous voulez savoir si cela contribuera à votre viabilité à long terme. Lorsque la crise frappe, vous répondez de manière cohérente avec votre objectif et vos valeurs. Pas de raccourcis! Collins a écrit dans Good to Great, que les entreprises qui se cantonnaient à leurs valeurs avaient tendance à avoir plus de succès. La clé, il a trouvé, n'était pas dans quelles valeurs ils ont choisi, mais qu'ils ont collé par leurs valeurs, qu'elles étaient. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de la formation sur le SEO à Lille.

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17 janvier 2018

La mondialisation dans l'assiette

Fin 2017, et pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les Français ont subi une pénurie de beurre dans les rayons de leurs magasins. C’est l’un des impacts de la mondialisation sur le contenu des assiettes. Cette crise du beurre est ainsi due à la forte demande des consommateurs chinois pour le lait entier… et la tartine beurrée ! Responsables aussi, les éleveurs français qui préfèrent vendre cher à l’étranger le produit de leur traite, plutôt que de l’écouler à bas prix dans les grandes surfaces du pays. La France n’a jamais importé autant son alimentation. La mondialisation s’est donc bien invitée à nos tables et dans nos campagnes. Elle ouvre des opportunités, mais risque aussi de faire des ravages. « L’Angle éco » a ainsi rencontré des paysans heureux qui expédient le lait de leurs vaches à Shanghai, au lieu de le barater pour les plaquettes de beurre domestiques. La France n’a jamais importé autant son alimentation… Si la mondialisation offre naturellement des prix bas, les consommateurs ne savent plus où et comment sont produits les aliments qu’ils achètent. D’autre part, elle est une menace pour l’emploi dans l’industrie agroalimentaire et l’agriculture. Elles ne sont plus protégées de la concurrence mondiale et perdent en moyenne 30 000 postes par an. Est-ce la fin l’indépendance alimentaire française ? Quelques exemples d'étranges mutations dans le paysage françaios. Expédier du lait à Perpignan coûte plus cher que de l’envoyer à Shanghai ! Alors que leur filière est en crise, les éleveurs du Cotentin ont fait leurs calculs : depuis qu’ils ont fait entrer la mondialisation dans leurs étables, ils boivent du petit lait… La tomate est une des matières premières les plus mondialisées. Si la Chine est devenue le premier exportateur mondial de concentré de tomate, bien peu de fabricants de coulis indiquent son origine. De Bologne à Shanghai, révélations sur les secrets de l’or rouge et les derniers résistants de la tomate. Les exploitations de quatre paysans de Haute-Marne étaient dans le rouge. Alors, pour sauver leurs comptes et les faire passer au vert, ils ont délocalisé leur production… en Ukraine ! Là-bas, ils se relaient en famille pour exploiter 10 000 hectares et engranger de confortables bénéfices. En trois ans, le prix de la vanille a été multiplié par dix. A Madagascar, où 80% de la vanille mondiale est récoltée, la spéculation fait flamber les cours. Si elle est une bénédiction qui enrichit les planteurs, elle est aussi une malédiction qui risque de ruiner toute l’économie de cette épice si convoitée.

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08 décembre 2017

Un trésor caché à Marrakech

J'avais déjà eu l'occasion de me rendre à plusieurs reprises à Marrakech avec ma femme, et pensais avoir trouvé les meilleurs établissements où séjourner. Mais il semble bien que j'avais tort. Lors d'un voyage de groupe au Maroc organisé par le comité d'entreprise de ma société, j'ai en effet découvert un hôtel assez différent des autres, bien plus authentique : le Riad El Fenn. Dissimulé dans une ruelle pittoresque près des souks animés de Marrakech, cet hôtel est un havre de paix. La plupart des hôtels emploient cette expression pour se décrire, mais c'est bien la première fois que l'expression semble parfaitement adaptée. Il faut dire qu'il sait se protéger de l'agitation du monde extérieur. Ses impressionnants remparts de 1 m d'épaisseur masquent des pièces vastes et des plus élégantes, des cours paisibles et des coins plus secrets. Il s’agit d’un mélange unique d'élégance grandiose à l’ancienne et d’extrême modernité. Les terrasses des toits offrent quelques-unes des plus belles vues de Marrakech. L’hôtel regorge d’endroits parfaits pour se détendre. On peut se reposer sous des pergolas fleuries, ou encore en s'installant sur les gigantesques canapés ou les amoncellements de coussins des vérandas. On peut aussi y jouer au golf, se rafraîchir dans la piscine ou se rendre dans le spa, qui est somptueux, avec son hammam et ses deux bassins (l’un en marbre de Carrare, l'autre équipé de jets d’eau tonifiants). Toutes différentes, les 22 chambres et suites ont beaucoup de cachet. Pour les visiteurs qui recherchent la plus chic et la plus grande, je recommande la n° 19 : elle a en effet des plafonds de 5 m de haut et une terrasse de 60 m2 ! Malgré la taille des chambres, l’architecte d’intérieur Frederic Scholl a tout de même réussi à rendre douillet cet espace immense en disposant des peaux de chameau sur le sol, et en y installant des meubles aux tons chauds, une baignoire sur pieds et de curieux objets d’art. Ce que j'ai particulièrement apprécié durant notre séjour, c'est qu'on peut y commander ce qu'on souhaite manger comme si on était à la maison ! Mieux encore, on peut choisir où manger. Quand on a envie de compagnie, il suffit d'aller dans le restaurant en plein air. Si on préfère la solitude, il suffit de se trouver un coin isolé (ce qui n'est pas bien compliqué, car l'hôtel est loin d'être une usine à gaz avec des clients dans tous les coins) pour dîner sans craindre d'être dérangé. Bref, un must. Le voyage de groupe avait été parfaitement planifié par le comité d'entreprise, et riche en activité. Mais c'est le riad qui a vraiment fait la différence, durant ce séjour. Si nous retournons à Marrakech, ma femme et moi, je sais déjà où nous logerons. Ma douce et tendre ne voulait plus entendre parler de Marrakech (je vous expliquerai pourquoi, un de ces jours), mais la description que je lui ai faite du riad lui a redonné l'envie de tenter l'aventure ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de de l'organisateur du voyage groupe.

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17 novembre 2017

Barbereau a quitté la Russie

La Russie a de son côté annoncé vendredi de nouvelles poursuites contre l’ex-directeur de l’Alliance française d’Irkoutsk pour avoir quitté illégalement le pays. Le Français Yoann Barbereau, qui est rentré clandestinement en France cette semaine après avoir été condamné par la justice russe, en veut au gouvernement français qui n’a pas su, selon lui, le «protéger». Et il exige une indemnisation. «J’attends d’être lavé de toute accusation et de toute condamnation et de retrouver une liberté de mouvement totale», a déclaré l’ancien directeur de l’Alliance française d’Irkoutsk en Sibérie, au cours d’une conférence de presse à Nantes vendredi. En fuite depuis septembre 2016, il a été condamné par contumace en décembre à 15 ans de camp en Sibérie pour des actes à caractère sexuel sur sa fille – ce qu’il a toujours nié. Il fait également l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par Interpol assorti d’une notice rouge. Jeudi, dans un entretien pour Envoyé spécial sur France 2, Yoann Barbereau a assuré que les preuves avaient été fabriquées et qu’il était victime d’un «kompromat», une technique de manipulation pratiquée par les autorités russes. Son avocat, Olivier Arnod, a précisé qu’il souhaitait que la Russie transmette son dossier à la justice française. «Avec un tel dossier, la justice française ne pourra que constater l’inanité des charges et prononcer un non-lieu», a estimé Me Arnod. Yoann Barbereau compte porter plainte auprès de la justice française pour les violences subies lors de son interpellation et pour l’extorsion dont il a été victime pendant la procédure et pour atteinte à la vie privée. «J’ai été arrêté à 9h le 11 février, j’ai été frappé, je ne savais pas ce qu’on voulait de moi, on a utilisé des techniques pour me faire parler.

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14 novembre 2017

Dans le ciel

Récemment, j'ai réalisé un vol en hélicoptère dans le ciel de Maubeuge. Étonnamment, je ne m'y étais encore jamais essayé. Et je suis clairement tombé sous le charme. Mais pas seulement pour la vue depuis le cockpit, cela dit. J'en conviens, elle était extraordinaire. Mais ce qui m'a réellement marqué, je crois, c'est l'hélicoptère en lui-même. Lorsqu'on y réfléchit, il faut beaucoup d'imagination pour concevoir une telle machine ! L'être humain est indubitablement un être créatif. Considérez ce qu'il est parvenu à créer en l'espace de deux siècles. Il a inventé le train, l'internet, l'hélicoptère... On se demande où il en sera dans quelques siècles ! Enfin, s'il a survécu jusque-là, évidemment. Parce qu'il est aussi parvenu, dans le même temps, à exterminer de nombreuses espèces, à changer le climat, et à réunir toutes les conditions pour faire de la Terre un enfer. Qu'inventera-t-il demain ? Et sera-ce pour son salut ou sa destruction ? A entendre un Trump ou un Poutine, qui remettent en cause la réalité du changement climatique, on pencherait plutôt pour la deuxième option ! Le vrai problème, finalement, c'est que cette imagination hors norme est à chaque fois utilisée pour conquérir. L'énergie nucléaire est en la matière un cas d'école : elle a été pensée comme source d'énergie par des chercheurs rêvant d'un monde meilleur, mais elle a vraiment pris forme lorsqu'elle a été financée pour fournir la bombe nucléaire. L'orientation originelle peut être tout à fait méritoire, mais l'investissement change souvent la donne, en définitive, et peut même aboutir à l'effet inverse. Les scientifiques façonnent de nouvelles technologies, mais ceux qui décident d'en tirer parti s'occupent quant à eux de gagner toujours plus (que ce soit de l'agent ou des votes). Ceux-là s'attachent moins aux dommages collatéraux tant qu'ils n'ont pas à y faire face directement : c'est le rendement immédiat qui prédomine. Et c'est là qu'est tout le problème. Les scientifiques rêvent d'améliorer le monde, mais ceux qui exploitent leurs découvertes conduisent à l'effet inverse. Et tant que la situation sera telle, il est probable que le monde continuera d'avancer clopin-clopant... Quoi qu'il en soit, si vous n'avez jamais tenté un tour en hélico, je vous recommande : la balade est vraiment agréable. Et quand on découvre Maubeuge depuis les hauteurs, le décor est franchement superbe. Encore plus d'information sur ce vol en hélicoptère en cliquant sur le site de l'organisateur.

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05 octobre 2017

L'évolution du mal-logement

Le mal-logement s’aggrave et s’enracine, mais au-delà de ce premier constat, ses visages se diversifient et se renouvellent. Il touche d’abord ceux qui sont privés de logement, mais aussi ceux qui sont logés dans des conditions peu satisfaisantes. Pour eux, si le confort sanitaire s’est considérablement amélioré depuis un demi-siècle, ils sont confrontés à un renouvellement des situations problématiques d’habitat. On pense notamment à l’importance de la précarité énergétique, ainsi qu’à l’obsolescence de certaines fractions du parc immobilier, comme les copropriétés, construites massivement au cours des Trente Glorieuses. La dégradation de la situation se vérifie avec l’ aggravation de la situation des ménages privés de domicile personnel, qu’il s’agisse des personnes sans domicile, ou d’hébergés contraints chez des tiers. Dans de nombreux départements, l’hébergement d’urgence ne répond que très partiellement à une demande qui a explosé sous l’effet notamment des mouvements migratoires et de l’impossibilité pour de très nombreuses personnes, dénuées de droits et de moyens, de pré- tendre à d’autres formes d’habitat. Cette pression ne permet pas de rendre effectif l’accueil inconditionnel de toute personne privée de domicile personnel, pourtant reconnu dans la loi depuis 2009. Pour tous ceux qui doivent affronter le marché pour accéder à un logement, que ce soit pour un premier logement (les jeunes), une mutation nécessitée par l’agrandissement du ménage (les familles) ou suite aux aléas de la vie (séparation, perte d’emploi ou problème de santé), l’ exacerbation des concurrences conduit à u ne forme de « lutte des places » . À la sélection par le marché des demandeurs de logement les plus solvables, répond la concurrence qui s’installe à tous les niveaux d’une offre publique insuffisante, qu’il s’agisse d’hébergement ou de logement. Les structures d’hébergement comme les organismes Hlm sont alors conduits à mettre en place des mécanismes de tri particulièrement sélectifs, suscitant chez les demandeurs un découragement qui les conduit parfois à ne plus rien attendre. Ces difficultés d’accès ont aussi pour effet un abaissement des exigences vis-à-vis du logement. Cela touche évidemment les plus modestes, mais beaucoup plus largement ceux qui renoncent à des logements adaptés à la taille du ménage ou de meilleure qualité.

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24 septembre 2017

Font Romeu: colloque impasse et croissance

La consommation est au coeur du développement économique de notre pays, et il ne se passe pas six mois sans que j'assiste à une conférence consacrée à ce sujet. La semaine dernière, j'ai ainsi assisté à un colloque à Font Romeu au cours duquel a été longuement abordée la question de la demande autonome de consommation. Une intervention en particulier s'attachait aux crédits à la consommation. Quand les gens riches dépensent plus que leur revenu disponible courant, ils ne font que diminuer leur richesse en vendant certaines actions ou en utilisant l’argent de leur compte bancaire. Les gens plus pauvres n’ont pas beaucoup d’actifs de côté qui peuvent être vendus pour financer un excédent de leurs dépenses sur leur revenu disponible. Ils doivent donc emprunter. Même s'il existe évidemment des gens qui font des emprunts pour partir en voyage, les emprunts faits par les consommateurs permettent en majorité de s'offrir des biens de consommation durables, tels que des écrans plats, de l'ameublement et encore des véhicules. Le crédit à la consommation agit de deux manières sur la dépense de consommation. Pour commencer, il y a le volume du crédit alloué. Si les banquiers accordent de plus grands découverts ou si les commerces autorisent des crédits plus importants à leurs clients lorsqu'ils effectuent des achats à crédit, plus de personnes dépenseront au delà de leur revenu réel et acquerront la chaîne stéréo dont elles rêvaient. Un allongement de l’offre de crédit à la consommation rehausse la fonction de consommation. Les consommateurs dépensent plus, peu importe le niveau du revenu libre. Ensuite, il y a le coût engendré par le crédit à la consommation. Quand le taux d’intérêt est considérable, le montant que les consommateurs devront emprunter devient trop élevé et rebutant, car il ne permet pas de couvrir les intérêts et de s'acquitter du capital emprunté dans le même temps. La monnaie et les taux de crédit agissent donc directement sur la consommation, parce qu'ils agissent sur l'intérêt du crédit à tempérament. Un accroissement du fond monétaire amplifie les encaisses et autorise davantage de crédits à témpérament par le biais des découverts. Et en allégeant le coût du crédit à la consommation, l'affaiblissement des taux d’intérêt donne aux personnes la possibilité d'emprunter davantage et de rembourser leur crédit. L'intervenant a en fait largement montré durant ce colloque que ces deux facteurs ont tendance à accroître la dépense de consommation par rapport au revenu disponible et à déplacer vers le haut la fonction de consommation. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site sur l'organisation de séminaire à Font Romeu qui est très bien rédigé sur ce sujet.

Posté par arcthomas à 11:58 - Permalien [#]
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21 juillet 2017

Les processus de démocratisation

La révolution égyptienne de janvier 2011 a contraint le président Hosni Moubarak au départ. Élu président de la République le 30 juin 2012, avec 51,73 % des voix, Mohamed Morsi, issu de la Confrérie des Frères musulmans, a limogé en août les principaux responsables de l’armée. Une « Déclaration constitutionnelle » promulguée le 22 novembre de la même année l’a autorisé à gouverner par décret et à annuler les décisions de justice. Dès lors, le climat politique du pays n’a cessé de se détériorer. Un an après son élection, le président Morsi a fait face à une contestation populaire de très grande ampleur qui a conduit à sa destitution par l’armée le 3 juillet 2013. Le processus de transition égyptien avait comporté au départ un agenda approprié et avait été alimenté par des débats constitutionnels autour des thématiques de la démocratie, de la citoyenneté, du multipartisme, des libertés, des rapports entre islam et État, de la place de la minorité copte, du statut de la femme, etc. Il avait été jalonné de consultations électorales tant législatives que présidentielles. Toutefois, il a manqué entre les acteurs de la transition la confiance nécessaire à la conduite de ce processus et sans doute un encadrement par le droit, sans interférence, des temps forts du processus de démocratisation. Au regard des développements qui précèdent, il convient de formuler les recommandations suivantes : • élaborer une réponse régionale concertée et coordonnée à la menace terroriste ; mettre en place un dispositif de nature à renforcer la sociabilité à travers l’intégration et la cohésion sociale afin d’éviter que les tensions communautaires et les difficultés économiques constituent le terreau d’une criminalité transnationale organisée ; • renforcer les capacités de gouvernance de l’État de droit à travers, comme le stipule la Déclaration de Bamako, le fonctionnement régulier de ses institutions fondamentales et le respect rigoureux des procédures relatives aux échéantes électorales, au respect des mandats prévus et de leurs délais ainsi qu’au respect des droits de l’opposition ; • rappeler, à tous les niveaux de l’État comme au sein de la société civile, que « la prévention des crises et des conflits repose aussi sur la sécurité de l’individu, la sécurité de ses besoins vitaux, notamment celui de vivre en paix, le respect de tous ses droits, y compris le droit au développement » (Déclaration de Saint-Boniface, préambule), et décliner ce principe en autant de programmes de sensibilisation et d’action ; • valoriser l’approche consignée dans le préambule de la Déclaration de Saint- Boniface selon laquelle « le développement économique est un élément clé de la prévention structurelle des crises et des conflits », et contribuer à la diffuser à travers les politiques et les programmes de développement socio-économique ; • encourager les États à appliquer une politique de développement économique équilibrée entre les régions et les différentes composantes du pays afin de ne pas laisser se développer des situations où l’absence de développement, la pauvreté et la marginalisation des populations conduisent au développement de la criminalité et favorisent le recours à la violence radicale et au terrorisme ; • travailler à restaurer la confiance des populations dans leur capacité à être des acteurs du changement en les associant aux chantiers du développement susceptibles d’assurer leur intégration sociale et de conforter leur dignité d’êtres humains ; • réaffirmer, conformément à la Déclaration de Saint-Boniface, l’invitation faite à l’OIF « de consolider ses capacités d’analyse » et « notamment de poursuivre […] la réflexion sur les causes et les facteurs de la conflictualité, les indicateurs sous-tendant la fonction d’observation et de veille, et les faits considérés comme déclencheurs des mécanismes de sauvegarde et de réaction » ;

Posté par arcthomas à 14:02 - Permalien [#]